29/08/2006

les oeufs : conservation et mirage.

 

Le stockage des œufs avant la couvaison.

 

 

Les canaris (comme tous les oiseaux) ne pondent qu’un œuf par jour et la ponte peut aller de 3 à 6 œufs (rarement plus). Par conséquent la ponte s’étale sur un minimum de 3 jours. De plus certaines femelles font ce qu’on appelle une « pause » , c’est-à-dire qu’il n’est pas rare qu’une femelle saute un jour au cours de la ponte, ce qui a pour effet de creuser encore un peu plus l’écart entre la ponte du premier œuf et la ponte du dernier. Cette pause est d’ailleurs souvent un l’indice d’une ponte importante.

Il est donc impératif, si l’on veut avoir des naissances simultanées, de retirer chaque jour les œufs pondus en les remplaçant par un œuf factice (un œuf factice suffit amplement) et de les stocker en attendant la fin de la ponte. Le dernier œuf se reconnaît à sa couleur plus bleue que les œufs précédents.

La ponte a lieu généralement entre 7 et 8 heures le matin. Mais il est possible de laisser l’œuf pendant ½ journée sans risque de développement embryonnaire et de le retirer après ce laps de temps. Les éleveurs ayant une activité professionnelle n’étant pas toujours présents lors de la ponte.

Lorsque la ponte est finie, on enlève l’œuf factice et l’on remet les vrais œufs à couver. Il est préférable de le faire le matin, ainsi les jeunes écloront ensemble le quatorzième jour dans la matinée. Le fait de les mettre à couver le soir pourrait avoir pour conséquences des naissances nocturnes et la femelle serait alors dans l’incapacité de les aider et de retirer les coquilles vides.

Pour en revenir au stockage, voila comment je procède : j’utilise une valise avec tiroirs servant habituellement à stocker visserie et autres accessoires de bricolage. Je remplis chaque tiroir d’alpiste (graine non grasse) et je place les œufs la pointe en bas. Je ne retourne pas les oeufs et les conserve facilement 8-10 jours sans risque de voir leur potentiel de développement embryonnaire altéré. Ce temps de conservation des œufs me permet d’essayer de faire coïncider les naissances sur plusieurs nids et ainsi d’avoir une certaine souplesse dans la répartition des œufs dans les nids et surtout d’avoir des naissances groupées. Il est plus facile de gérer des nids ayant tous des jeunes du même âge que des nids dans lesquels c’est l’anarchie quant à l’age des jeunes. Ceci vaut bien sur pour un élevage conséquent.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le mirage des œufs.

 

Comme il est important de bien stocker les œufs, il est important aussi de bien vérifier que les œufs en couvaison sont fécondés.

On ne laisse pas une femelle couver des œufs clairs !! la couvaison n’est pas une période de repos pour la femelle mais plutôt une période d’affaiblissement et de fatigue. Effectivement, une femelle qui couve n’est pas « posée » sur ses œufs mais en perpétuel équilibre au dessus, ne les recouvrant que par les plumes de ses flancs. De plus pendant cette période de couvaison elle s’alimente très peu et fond comme neige au soleil.

Je fais donc un mirage au 5ème jour, sans manipulation mais à l’aide d’un stylo lampe adéquat.

Les œufs non-fécondés sont retirés et remplacés par un œuf factice. En effet, un œuf clair couvé va pourrir et s’il se brise il risque de contaminer les œufs fécondés par des bactéries potentiellement dangereuses pour les embryons dans les oeufs féconds, voir pour les jeunes éclos.

Ne pas oublier dans les deux derniers jours de couvaison d’humidifier les coquilles de façon à les rendre plus friables et ainsi faciliter l’éclosion. Personnellement le treizième jour je fais un test de flottaison, il permet de vérifier la viabilité de l’embryon et par la même il humidifie la coquille. L’eau que j’utilise est à environ 30° et je fais ce test maximum 15-20 secondes.

 

 

 

 

 

(à droite, oeuf clair et à gauche, oeuf fécondé)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

21:05 Écrit par Fabien dans Général | Lien permanent | Commentaires (40) |  Facebook |

19/08/2006

Ma cage photo

La cage photo

 

 

 

Photographier des canaris en cage n’est pas toujours chose aisée. Les cages (ou batteries) sont trop grandes et trop profondes. Les oiseaux bougent sans cesse et les barreaux des grilles de façade sont une gène.

Par conséquent, l’idéal est de disposer d’une cage spécifique qui élimine tous ces inconvénients. Voilà la mienne (merci Nathalie), elle donne de bons résultats en mettant bien en valeur l’oiseau.

 

Ses dimensions sont : H : 0.20,  L : 0.31 ;  l : 0.27.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour que les photos soient de qualité il faut les prendre à une distance relativement faible, en mode macro et avec un flash en mode réduit pour éviter une sur exposition qui donnerait un effet de blancheur. Voilà un schéma qui explique comment positionner l’appareil par rapport à la cage, pour éviter d’avoir notamment le reflet du flash au milieu de la vitre.

 

 

 

 

 

 

 

Il est indispensable de prendre un grand nombre de photo avec les nouvelles technologies (appareil photo numérique). Toutes ne seront pas exploitables mais vous aurez un grand choix et pourrez sélectionner les meilleurs. Ensuite, avec un petit logiciel de retouche (comme photofiltre, ACDsee, irfanview) il vous sera possible de recadrer le sujet et d’y ajouter vos commentaires et signature.

 

 

photo avant recadrage :

 

 

 

photo après recadrage:

 

 

 

autre photo après recadrage :

 

 

11:34 Écrit par Fabien dans Général | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

13/08/2006

Le Raza espagnol

Le raza espagnol

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Petit rappel historique :

 

 

Le raza espagnol est le canari miniature par excellence.

Très petit ( 11,5 cm maximum ) corps fin, étroit, petites pattes.

Il est très agile et très vif.

Son comportement et sa taille ne sont pas sans rappeler son ancêtre, le canari sauvage (serinus canarius)  dont il a gardé la rusticité, la vivacité et l’instinct d’élevage très poussé.

Il faut rechercher l’origine de la race dans la vieille souche des canaris qui étaient élevés en Espagne à la fin du 19ème siècle et au début du 20ème. Régulièrement les espagnols ont réintroduit du sang nouveau en le croisant régulièrement avec le canari sauvage des îles Canaries. Le but étant de garder une petite taille et ainsi fixer les principaux caractères de cette « race ». Ces apports réguliers expliquent le côté «sauvage » et vif de cette petite merveille, contrairement à d’autre races, beaucoup plus anciennes et donc beaucoup plus calmes et plus sociables.

Le premier standard date de 1931, mais sa reconnaissance ne fût effective qu’à partir de 1956. Le standard à cette époque était encore difficile à fixer et ce n’est qu’en 1977 qu’il devint stable et enfin reconnu par la COM.

Après avoir été longtemps marginal dans les expositions, il est, depuis quelques années, devenu un des oiseaux les plus exposé en catégorie posture, surtout depuis la fin du 20ème siècle. Il est présent dans pratiquement tous les concours, petits ou grands, et le nombre d’oiseaux exposés ne fait que croître.

 

 

Son standard de jugement :

 

 

 

 

 

 

Ø     Taille : 25 points

La taille doit être de 11,5 cm MAXIMUM. S’il est plus petit ça n’en est que mieux.

Défaut : trop grand

 

Ø     Dos et Poitrine : 25 points

Le dos et la poitrine doivent étroits et minces.

Sans proéminence.

Corps cylindrique

Défauts : Formes trop lourdes ou corps pas cylindrique. Bréchet saillant

 

Ø     Tête et cou : 10 points

Petite tête en forme de noisette.

Cou fin et court, bien dégagé du corps

Bec petit et conique

Défauts : Tête trop forte ou trop plate. Cou aps assez marqué, pas assez fin et dégagé du corps

Bec trop grand

 

Ø     Ailes et queue : 10 points

En proportion avec la taille de l’oiseau.

Bien adhérent au corps

Ailes se terminant en pointe, sans se croiser.

Queue longueur moyenne, étroite et légèrement fourchue (queue de poisson)

Défauts : Ailes courtes, décollées, croisées. Pendantes. Queue trop longue, en déséquilibre avec le corps de l’oiseau. Terminée en carré.

 

Ø     Jambes et pattes : 10 points

Courtes et accroupies.

Cuisses peu visibles.

Tarse court (14mm) et doigts courts.

Défauts : Pattes trop grandes, tarses et doigts trop longs. Cuisses trop visibles.

 

Ø     Plumage : 10 points

Compacté et fermé.

Bien adhérent au corps.

Défauts : Plume dure, cassante, longue ou exagérément courte rare autour des yeux.

 

Ø     Position et mouvement : 5 points

Gai en mouvement libre et agile

Position : 45°

Défauts : Trop érigé

 

Ø     Condition : 5 points

Propre et en bonne santé et actif

Toutes les couleurs sont admises sauf le rouge

Défauts : mauvaise santé, sale, déformations, couleur terne, couleur de fond rouge ou orangée.

 

 

 

 

Les accouplements :

 

 

Malgré sa prolificité, c’est un oiseau difficile à obtenir d’un point de vue standard. Effectivement, le standard exigeant une étroitesse du corps et une très petite taille, le choix des reproducteurs est crucial !!!

Ce qui caractérise cette race, c’est sa longueur de plume. L’oiseau doit avoir une plume courte, voire très courte, sans pour autant tomber dans l’excès et se retrouver avec des oiseaux ayant des parties dénudées. D’où l’importance du choix des géniteurs et de leur complémentarité.

De ce fait, il est tentant de croiser intensif x intensif, c’est pour moi une hérésie de croire que l’on puisse ainsi obtenir de bons intensifs. En pratiquant de la sorte vous courrez le risque d’obtenir des oiseaux « double-facteur intensif » ( voir photo jointe ), oiseaux complètement hors standard et inexploitables tant en expositions qu’en reproduction. Le seul et unique avantage de ce type d’accouplement est d’obtenir ¼ théorique de schimmel de qualité. Ces schimmels accouplés à des intensifs « simple facteur » vous donneront de bons intenssifs !!!

Je profite d’ailleurs du fait de parler du croissement intenssif x intenssif  pour souligner que en aucun cas le double facteur intensif est létal. Les « double facteur » existent bien !!!

J’en profite aussi pour dire que j’ai lu ici ou là, qu’il existait des semi-intensifs ou semi-schimmels : c’est une affirmation erronée l’oiseau est soit intensif, soit schimmel, après ce n’est qu’une histoire de longueur de plume….

On pourrait débattre sur ce sujet pendant des heures, donc pour conclure sur les accouplements, mes accouplements sont toujours  intensif ( simple facteur )  X  schimmel.

 

petite précision qui a son importance : 

BAGUES

Le diamètre obligatoire est de 2,5 mm.

                                              

 

 

photo d'un raza "double facteur" intensif :

 

 

 

la cage d'exposition :

 

depuis 2001 l'Espagne a obtenu de la C.O.M. l'autorisation d'exposer le Raza dans la cage ouverte de type Border. Depuis le mondial d' Ypres 2002, il est exposé dans celle-ci, avec deux perchoirs striés, de diamètre 12 mm distant l'un de l'autre de 8,8 cm ou 5 barreaux.

 

 

oiseau exposé avant 2001 :

 

 

 

oiseau exposé depuis 2002 :

 

 

21:03 Écrit par Fabien dans Général | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook |

10/08/2006

La mue

La mue : étape incontournable et cruciale de la vie de l'oiseau...

 

 

L'aile du canari :

(gloster cinnamon fond-jaune schimmel)

 

 

 

 

la queue :

 

 

 

les plumes principales :

 

 

 

La mue :

 


Introduction
La mue est le changement annuel de plumage du canari. Le plumage a une durée de vie limitée due à diverses causes.
Chez les oiseaux, la mue est le renouvellement périodique du plumage destiné à compenser l'usure et la décoloration.. La mue complète affecte l'ensemble du plumage. La mue s'accomplit selon un ordre bien déterminé. En règle générale, la mue et la reproduction sont bien dissociées dans le temps car elles sont toutes deux éprouvantes pour l'organisme de l'oiseau. Les plumes s'usent ou se cassent et doivent être remplacées pour conserver leurs différents rôles.
La protection : le plumage a d’abord pour effet principal l'isolation thermique du corps de l'oiseau. Le canari est un animal "à sang chaud". La température du corps reste donc constante quelle que soit celle du milieu ambiant. La plume joue donc un rôle de thermorégulation mais aussi d'étanchéité.
Les plumes sont des productions de kératine particulières aux oiseaux. Elles représentent environ 10% du poids de l'oiseau et leur nombre varie en fonction de l'espèce.
• Un canari possède environ 1500 plumes.
La partie la plus visible du plumage des oiseaux est constituée par les plumes de contour qui englobent les tectrices, petites plumes qui recouvrent la tête, le corps, la base des ailes et de la queue, les rémiges qui constituent la surface portante de l'aile et les rectrices ou grandes plumes de la queue.
• Les causes de la mue sont complexes. De nombreux facteurs jouent un rôle dans son déclenchement.

La Photopériode (l'alternance jour nuit)
C’est généralement la diminution de la durée du jour qui provoque la mue, ainsi passé le solstice d’été, les canaris élevés en lumière naturelle se préparent à cette période importante de leur vie.


Les sécrétions hormonales, la période de reproduction et les conditions de vie
Les sécrétions hormonales, la période de reproduction et les conditions de vie jouent aussi un rôle fondamental dans le bon déroulement de la mue. Chez les oiseaux en captivité, cet équilibre complexe entre les différents facteurs est souvent modifié et des mues anormales apparaissent. Il est impératif de respecter une régularité dans la durée d’éclairage et éviter les brusques changements comme les allumages intempestifs de lampes, surtout dans les pièces d’habitation. Les hormones sexuelles influencent la couleur, la forme et la disposition des plumes en croissance.

La période de mue est importante et éprouvante pour l'oiseau.
Si les oiseaux sont en bonne santé et que leur alimentation est bien adaptée à leurs besoins, la mue se déroule normalement.
Si l'oiseau est malade ou souffre de carences, la mue pourra être longue, partielle ou encore retardée. Pour que la mue soit rapide et de qualité, deux facteurs importants sont à prendre en considération : la lumière et le bain..
Respecter un éclairage sans fluctuation et dégressif dans le temps pour atteindre en fin d’été une équivalence avec la lumière du jour.


Les Parasites (Acariose des Plumes)
Certains acariens peuvent ronger la base des plumes et attaquer l'enduit gras qui les protège. Les petites plumes en deviennent fragiles et peuvent tomber. La petite hémorragie qui accompagne leur chute en rosit la base. Le parasite peut même se glisser dans le canal d'une plume. On brûle les plumes tombées et on traite par un insecticide. C'est très exceptionnel, mais l'élevage intensif, la promiscuité de nombreux canaris favorisent cette acariose, qui jointe à l'action des Mallophages, explique le plumage, trop souvent déplorable, des oiseaux vendus dans certains magasins. Il est donc très important de maintenir le local d’élevage dans un état de propreté impeccable afin d’éviter tout invasion de parasites.


Il existe deux types de mue :
• La mue juvénile ( ou mue partielle )
La mue partielle n'affecte que les tectrices (petites plumes qui recouvrent la tête et le corps, la base des ailes et de la queue) et non pas les pennes (rémiges et rectrices). Cette mue partielle ne se fait que chez les jeunes oiseaux de l’année et commence vers la 8ème semaine pour se terminer vers la 16ème semaine.
• La mue des adultes
La mue des adultes a lieu après la saison de reproduction au début de l’été , elle commence donc à partir de mi-juillet pour finir en septembre .cette mue concerne toutes les plumes du corps de l’oiseau. Les premières à tomber sont les rectrices et rémiges puis le manteau va suivre et la mue va se terminer par la tête.



Les Modalités de la Mue
Selon
les espèces, la mue peut être massive: c'est le cas chez les canaris. Elle ne s’étale pas sur plusieurs mois comme chez certaines espèces d’oiseaux mais dans un laps de temps très court. Pour les plumes de couverture, elle n'est pas simultanée ainsi l'oiseau ne se retrouve jamais nu. Pour les plumes servant au vol, la mue s'effectue dans un ordre défini, de façon synthétique et progressive pour ne pas gêner le vol.



Les Causes de la Mue
D'autres
facteurs favorisent aussi la mue. Il s'agit de la température, l'humidité, la luminosité, l'alimentation, la ponte. Il faut savoir que la mue est une période critique pour l'oiseau. Ses os sont fragilisés et plus sujets aux fractures, car les réserves de calcium des os sont utilisées pour la fabrication des nouvelles plumes. Les besoins en protéines de bonne qualité sont élevés chez l'oiseau pendant la période de mue. Il faut donc donner plus de protéines et de sels minéraux aux oiseaux pendant cette période. Ainsi, la qualité des plumes qui repoussent dépend de la richesse en acides aminés . Il existe à l’heure actuelle de nombreux complexes vitaminés de différentes marques très bien adaptés , riches en choline et acides aminés souffrés. Souvent l'oiseau est fatigué durant cette période : il ne chante plus et est plus sensible aux infections. Il ne faut donc pas hésiter à recourir à ces apports indispensables.



Conclusion
L'aspect du plumage reflète l'état de santé de l'oiseau. La mue étant une période éprouvante pour l'oiseau, il faut particulièrement surveiller son alimentation et ses conditions de vie pendant cette période.

 

 

09:38 Écrit par Fabien dans Général | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |